La rage existe encore au Québec… et elle concerne aussi les services de garde.

Quand on pense à la rage, plusieurs imaginent une maladie ancienne ou un problème réservé à certains pays. Pourtant, au Québec, la rage est toujours bien présente chez certains animaux sauvages, particulièrement les ratons laveurs, les chauves-souris, les mouffettes et les renards. Aucun décès humain n'avait été rapporté depuis 1967 au Canada, mais un décès causé par la rage en 2024 en Ontario ET l'augmentation de la présence du virus chez les animaux sauvages au Québec remet le sujet sur la table. 

Le sujet est tellement important que le gouvernement du Québec et le Comité de prévention des infections dans les services de garde viennent d’y consacrer une édition complète du bulletin officiel Bye Bye les microbes! printemps 2026.

Et honnêtement, le timing est logique.

La pédagogie par la nature change la réalité des milieux éducatifs

Depuis quelques années, les sorties extérieures et la pédagogie par la nature prennent énormément de place dans les services de garde québécois. Forêts, parcs, exploration libre, jeux dans les milieux naturels : ces approches apportent plusieurs bénéfices au développement des enfants.

Mais elles augmentent aussi les occasions de contact avec :

  • des animaux sauvages;
  • des excréments animaux;
  • des carcasses;
  • des animaux blessés ou désorientés.

Le bulletin rappelle d’ailleurs un élément essentiel :

« Un animal peut donc avoir la rage même s’il semble en santé. »

Autrement dit, un animal calme, lent ou “gentil” n’est pas nécessairement sécuritaire.

Pourquoi la rage demeure prise très au sérieux?

Parce qu’une fois les symptômes apparus, la rage est presque toujours mortelle.

Le document gouvernemental rappelle :

« La rage est l’une des plus graves maladies transmissibles aux humains » et elle est « mortelle dès les premiers symptômes ».

C’est exactement pourquoi les autorités québécoises poursuivent encore aujourd’hui des campagnes de vaccination des animaux sauvages dans certaines régions.

Les messages clés pour les milieux de garde

Le message n’est pas d’avoir peur du plein air.

Le message est plutôt :

profiter de la nature… intelligemment.

Les recommandations officielles sont simples :

  • ne jamais nourrir un animal sauvage;
  • ne jamais toucher une chauve-souris;
  • apprendre aux enfants à observer les animaux à distance;
  • signaler les animaux désorientés ou agressifs;
  • nettoyer rapidement toute morsure ou griffure.

Le bulletin résume très bien la philosophie à adopter :

« Ne jamais approcher un animal sauvage »

et :

« Laisser les animaux sauvages tranquilles, ils n’ont pas besoin de nous »
📘 À lire : Bye Bye les microbes! – Printemps 2026

Un numéro très pertinent pour les services de garde qui abordent les risques liés aux animaux sauvages au Québec, plus précisément la rage et la grippe aviaire.